Un porte-cartes vertical en cuir de veau, avec un grain lézard pressé dedans, 10,3 x 7,3 cm et 2 mm d’épaisseur à vide. Quatre emplacements pour cartes, deux de chaque côté, avec une poche à billets entre les deux. Chargé de cartes et de billets pliés, il mesure 5 mm, et c’est sur ce second chiffre qu’il faut le juger.
- 10,3 x 7,3 cm (4,06 x 2,87 pouces).
- 2 mm d’épaisseur à vide (0,08 pouce). 5 mm avec des cartes et des billets dedans (0,20 pouce).
- 4 emplacements pour cartes, deux de chaque côté, plus une poche centrale pour les billets.
- Contient de 0 à 12 cartes.
- 85 % cuir de veau gaufré d’un grain lézard, 15 % cuir Nappa. Doublé de cuir Nappa.
- Fini brillant sur une couche de scellement du cuir. Étanche à la poussière et résistant aux traces de doigts.
- Protection contre les rayures : non.
- Motif lézard gaufré dans le cuir de veau. Ce n’est pas de la peau de lézard.
- Point sellier cousu à la main. Fait main.
- GENTCREATE estampé à chaud à l’or, à la main, sur la façade.
Deux millimètres à vide, cinq chargé
2 mm, c’est le porte-cartes lui-même : deux panneaux de cuir, la doublure Nappa et la couture, assez fin pour que l’objet vide soit en pratique une carte rigidifiée. 5 mm, c’est le même porte-cartes avec ses cartes et ses billets pliés, et c’est ce chiffre qui décide s’il fonctionne dans une poche avant.
Un porte-cartes remplace un portefeuille devenu une brique, donc le chiffre qui compte est sa finesse une fois en service. À 5 mm chargé, il repose à plat dans une poche avant de pantalon ou dans une poche intérieure de veste, sans se dessiner à travers le tissu.
En pouces, cela donne 0,08 et 0,20. Les deux sont arrondis au centième à partir de 0,0787 et 0,1969, donc si vous comparez avec les chiffres d’un autre fabricant, comparez les millimètres.
Pressé, pas dépecé
Ce porte-cartes est en cuir de veau, avec un grain lézard pressé dedans sous chaleur et pression. Ce n’est pas de la peau de lézard, aucun reptile n’entre en jeu, et aucun permis n’est requis puisqu’aucun n’est nécessaire.
Si vous cherchez un cuir exotique, ce n’est pas ce produit.
Ce que vous obtenez à la place, c’est un champ fin et serré de petites écailles bombées sur du beau veau. Face à un gaufrage crocodile, qui donne de grandes tuiles et des sillons profonds, celui-ci se lit comme une texture plutôt que comme un motif, ce qui, sur un objet de la taille d’une carte, est le meilleur choix : un motif à grandes tuiles sur un objet de 10 cm n’en montre que deux et demie et paraît recadré. Notre guide du cuir de lézard explique comment le véritable cuir de lézard est classé et comment repérer un gaufrage sur le produit de n’importe quelle marque.
Un format vertical, qui change l’usage
10,3 cm de haut et 7,3 cm de large, soit 4,06 sur 2,87 pouces. Une carte de paiement mesure 8,56 cm sur son grand côté, elle ne peut donc pas se coucher en travers d’un porte-cartes de 7,3 cm. Ici, les cartes entrent debout, leur grand côté dans le sens de la hauteur.
C’est un format délibéré, avec de vraies conséquences. Une carte dressée reste engagée sur une bonne longueur dans son emplacement, elle ne se libère donc pas en poche comme le fait une carte dans une fente horizontale peu profonde. Pour en sortir une, on la pousse du pouce vers le haut par sa tranche apparente, au lieu de la pincer et de la tirer.
Le porte-cartes est aussi plus haut que la carte, donc rien ne dépasse au-dessus du cuir et rien n’accroche la doublure de la poche, à l’entrée comme à la sortie.
Si vous veniez d’un porte-cartes horizontal, le geste surprend une journée, puis plus du tout.
Quatre emplacements, une poche à billets, et une capacité de douze
Deux emplacements pour cartes sur chaque face, et entre eux une poche qui court sur toute la profondeur du porte-cartes, pour des billets pliés ou une pièce.
Ce porte-cartes accepte de 0 à 12 cartes, soit trois par emplacement, et c’est ce que le cuir peut physiquement prendre. Ce n’est pas la façon de s’en servir : à douze, il ne fait plus 5 mm, les entrées d’emplacement se détendent définitivement, et sur une surface brillante une entrée détendue marque un pli bien visible.
Quatre à six cartes, c’est la charge autour de laquelle il est dessiné. Une carte par emplacement, ou une paire doublée dans les deux que vous utilisez le moins, plus un ou deux billets pliés au centre. Cela couvre les cartes du quotidien et l’argent de secours, et l’objet garde la forme pour laquelle vous l’avez acheté.
Si vous hésitez encore entre les formats, notre comparatif entre slim, minimaliste et porte-cartes détaille ce que chacun vous coûte, et notre guide d’achat du porte-cartes explique ce qu’il faut regarder.
Le brillant, et aucune protection contre les rayures
Le fini est brillant : une couche de scellement sur le veau gaufré, polie jusqu’à un éclat dur. Sur un petit objet manipulé plusieurs fois par jour, ce fini est une décision plutôt qu’une apparence.
Ce porte-cartes n’a aucune protection contre les rayures. Le brillant est le fini le moins indulgent qui existe sur un cuir, parce qu’une surface polie renvoie une image continue et qu’une rayure y devient une ligne visible d’un bout à l’autre. Rien de ce que l’on peut appliquer sur un cuir n’y change quoi que ce soit, à aucun prix.
Ce qui compense, c’est le grain. Les marques tombent sur les flancs et dans les creux entre des centaines de petits dômes, plutôt qu’en travers d’un plan intact, donc l’œil lit la texture avant de lire le dommage. Compenser n’est pas protéger. Une clé qui partage la poche avec ce porte-cartes l’entaillera, vous aurez simplement du mal à trouver où.
Il résiste aux traces de doigts et reste étanche à la poussière, et les deux viennent du même endroit : le scellement ferme la surface, si bien que rien ne se dépose dans le grain, et les dômes ne laissent au sébum aucun plan lisse où s’étaler et se voir.
Du Nappa à l’intérieur
Il est composé à 85 % de cuir de veau et à 15 % de cuir Nappa, et la doublure est en Nappa plutôt qu’en textile. Cela vaut d’être précisé, car à cette taille la doublure textile est le choix ordinaire et la doublure cuir ne l’est pas.
Le Nappa est un cuir pleine fleur souple, fini pour la souplesse plutôt que pour la tenue. L’employer à l’intérieur d’un porte-cartes fait deux choses : il donne du jeu aux entrées d’emplacement, si bien qu’une carte glisse sans forcer, et il n’y a aucune surface tissée pour s’effilocher à l’entrée au bout de quelques milliers d’insertions, ce qui est justement l’endroit où un porte-cartes doublé de textile commence à fatiguer.
Cela veut aussi dire que l’objet entier est en cuir, dedans comme dehors, ce qui compte si vous vous souciez de ce dont une chose est faite et pas seulement de son apparence.
La marque est sur la façade
Le logo GENTCREATE est estampé à chaud à l’or, à la main, sur la face avant.
Nos portefeuilles à deux volets font l’inverse : chez eux l’estampage est à l’intérieur et l’extérieur ne porte rien.
L’estampage à chaud à la main enfonce la marque dans le cuir au lieu de l’imprimer par-dessus, elle est donc en creux sous la surface. Un logo imprimé finit par se décoller sur les bords, un logo estampé s’use au même rythme que tout ce qui l’entoure.
Point sellier cousu à la main
Le porte-cartes est fait main et les coutures sont cousues au point sellier : deux aiguilles menant un même fil des deux côtés, si bien que chaque trou est passé deux fois.
Un point noué à la machine boucle un fil contre un autre et fait une couture en quelques secondes. Coupez-la en un point et la ligne peut se défaire à partir de là. Au point sellier, les deux brins se bloquent l’un contre l’autre à l’intérieur de chaque trou, donc un point coupé reste un point coupé et la couture tient de part et d’autre.
C’est plus lent à coudre à la main, et c’est la différence entre une couture qui vieillit et une couture qui s’ouvre.
Entretenir un brillant scellé
Un chiffon sec, c’est tout le rituel, et en faire plus est le seul moyen d’abîmer cette surface.
Le brillant est une couche de scellement polie sur le gaufrage, donc rien ne pénètre et un passage de chiffon retire ce que la poche a laissé. C’est de là que viennent l’étanchéité à la poussière et la résistance aux traces de doigts : la surface est fermée, et le grain ne laisse au sébum aucun plat où se poser et se voir.
Ne le nourrissez pas de crème. Une couche scellée sépare la crème du cuir, elle n’a donc rien à atteindre, et une application généreuse ternit l’éclat et amollit le grain. La doublure Nappa à l’intérieur ne demande rien non plus, elle est protégée par le fait de vivre à l’intérieur du porte-cartes.
La chaleur est le seul vrai danger. Une voiture surchauffée détend un grain pressé, et un gaufrage aplati ne revient pas.
Questions
Est-ce du vrai lézard ? Non. C’est du cuir de veau avec un grain lézard pressé dedans.
Quelle est son épaisseur ? 2 mm à vide et 5 mm chargé de cartes et de billets, soit 0,08 et 0,20 pouce.
Combien de cartes ? Quatre à six confortablement, plus des billets pliés dans la poche centrale. Douze est le maximum qu’il accepte, et ce n’est pas la façon de s’en servir.
Quelles sont ses dimensions ? 10,3 x 7,3 cm, soit 4,06 x 2,87 pouces. Les cartes entrent debout.
Va-t-il se rayer ? Oui. Il n’a aucune protection contre les rayures et un brillant montre les marques nettement. Le grain les dissimule, il ne les empêche pas.
Quelle est sa doublure ? Du cuir Nappa, pas du textile.
Y a-t-il un logo à l’extérieur ? Oui, sur la façade, estampé à chaud à l’or, à la main.
A-t-il besoin d’une crème nourrissante ? Non. La surface est scellée, et une crème généreuse ternira le brillant et amollira le gaufrage. Un chiffon sec, c’est tout le rituel.