Une serviette en cuir au format paysage, avec deux poignées jumelles sur le dessus et une bandoulière amovible : elle se porte à la main comme en travers du corps sans qu'il faille rien y changer. Elle pèse 820 g à vide. Le panneau arrière porte un passant qui se glisse sur la poignée télescopique d'une valise.
- Cuir pleine fleur.
- 820 g (1,81 lb) à vide.
- Deux poignées jumelles sur le dessus, plus une bandoulière amovible en sangle tissée montée sur mousquetons pivotants.
- Ouverture zippée sur le dessus. Deux poches zippées à l'avant et, au-dessus, une poche plaquée ouverte sur toute la largeur.
- Un passant en travers du dos pour la poignée d'une valise.
- Deux finitions de surface, une grainée et une lisse. Le sélecteur indique quelle finition correspond à quelle option.
Serviette ou sac bandoulière
Ce sac est vendu sous les deux noms. Le corps est un rectangle plat au format paysage, fermé par un zip sur le bord supérieur, avec les proportions d'une sacoche d'ordinateur plutôt que d'un cartable ou d'un sac sling. Deux poignées courtes sont posées sur le dessus, assez proches pour être saisies d'une seule main. Une longue sangle tissée se clipse aux deux extrémités et se retire tout aussi facilement. La forme est donc celle d'une serviette et le portage reste optionnel : tenez-la à la main, ou clipsez la sangle et portez-la en travers du corps.
Aucun des deux mots n'est faux. Si vous cherchiez un sac bandoulière et attendiez quelque chose de petit et de souple qui tombe sur la hanche, ce n'est pas cela. Si vous cherchiez une serviette et attendiez un attaché-case rigide avec armature et serrure, ce n'est pas cela non plus. C'est un sac de travail en cuir à parois souples qui peut se porter sur l'épaule.
Ce que pleine fleur veut dire ici
La pleine fleur, c'est la couche supérieure de la peau avec sa surface de fleur conservée. Rien n'est poncé pour masquer des cicatrices ou des piqûres d'insectes, et rien n'est pulvérisé pour imiter un grain qui aurait été retiré. C'est là toute la revendication. Elle dit de quelle couche de la peau les panneaux ont été coupés, elle n'annonce pas un niveau de luxe et elle ne promet rien sur l'épaisseur, le tannage ou le pays.
Deux conséquences comptent à l'usage. La première : la surface est bien la peau extérieure de l'animal, elle prend donc une patine au lieu de s'écailler. Les fibres se compriment et foncent là où votre main et votre flanc la touchent, et ce changement est définitif. La seconde : les marques naturelles ne sont pas des défauts. Un pli, une légère variation de ton sur un panneau ou une fine cicatrice refermée, c'est l'aspect d'une peau non poncée.
Nous avons écrit la version longue de tout cela, y compris comment distinguer une pleine fleur d'une fleur corrigée quand une fiche produit reste muette, dans notre guide du cuir pleine fleur.
Les deux finitions
Le même sac est fabriqué en deux finitions de surface qui ne se comportent pas de la même façon, ce qui vaut la peine d'être compris avant de choisir dans le sélecteur.
La finition grainée est estampée : la peau est pressée à chaud contre une plaque texturée, ce qui fait ressortir un grain fin et régulier sur tout le panneau. L'effet pratique est un camouflage. Une surface grainée casse la lumière réfléchie, si bien que les éraflures, les traces de doigts et les petits coups qu'un sac ramasse dans un coffre de voiture ou sous un bureau sont bien plus difficiles à voir. C'est la finition à choisir si le sac va être utilisé durement et que vous préférez ne pas assister au spectacle.
La finition lisse n'est pas estampée. Le panneau reste plat, il renvoie donc la lumière d'un seul tenant et montre une profondeur de couleur que la version grainée dissimule. Elle montre aussi tout le reste. Les marques s'y déposent et restent visibles, et après une année d'usage quotidien, le sac se lira comme un sac qui a une histoire plutôt que comme un sac encore neuf. Certains achètent du cuir précisément pour cela.
Les parties qui ne sont pas en cuir
La bandoulière est une sangle tissée en textile, pas du cuir. Elle se règle par une boucle coulissante et se détache aux deux extrémités sur des mousquetons pivotants, ce qui permet au sac d'être une serviette un jour et un sac bandoulière le lendemain. Les poignées du dessus sont elles aussi en sangle tissée, réunies au niveau de la prise par un pont de cuir qui les maintient ensemble.
Une sangle tissée sous tension ne s'allonge pas comme une lanière de cuir, les poignées gardent donc leur longueur en charge. Cela veut dire que les parties qui vous touchent le plus sont en textile. Si vous voulez précisément une sangle tout cuir, ce sac n'est pas celui-là.
Des zips courent le long du bord supérieur et sur les deux poches avant. Les points d'ancrage de la sangle sont piqués avec une surpiqûre de renfort en carré à chaque coin, qui est la jonction lâchant en premier sur un sac porté à une seule épaule.
Ce qu'il y a à l'extérieur
L'avant offre trois emplacements distincts pour ranger quelque chose, disposés de façon à pouvoir les atteindre tous sans ouvrir le compartiment principal.
Deux poches zippées sont côte à côte en bas du panneau avant, une étroite et une large. Elles sont peu profondes. Un téléphone, un stylo, un câble de charge plié ou un passeport y entrent à plat. Rien de volumineux n'y entre.
Au-dessus, sur toute la largeur du sac, se trouve une poche plaquée ouverte sans fermeture. C'est celle que vous utiliserez le plus : une carte d'embarquement, un carnet, un magazine ou une liasse de papiers y glisse et en ressort d'une seule main. Comme elle n'a pas de zip, n'y mettez rien de libre que vous regretteriez de perdre quand le sac bascule.
Le panneau arrière possède lui aussi sa propre poche plaquée, derrière le passant de valise.
Le panneau arrière et la poignée de valise
Une bande de cuir horizontale traverse le dos du sac, ses deux extrémités piquées et le milieu laissé libre. Une poignée télescopique de valise y passe, et le sac repose alors sur la valise au lieu de pendre à votre épaule pendant que vous traversez un aéroport.
C'est vraiment la caractéristique qui décide si un sac de travail est agréable en voyage, et c'est celle que la plupart des fiches oublient de mentionner. Deux limites méritent d'être connues. Le passant s'enfile sur les deux montants d'une poignée télescopique standard ; un montant central unique, présent sur certaines petites valises, peut rendre le passage serré. Et le sac repose sur la valise sans être fixé, tenu par la géométrie plutôt que par un mousqueton : il restera en place tant que vous roulez, et il ne restera pas en place si vous renversez la valise.
820 g, et ce que cela représente avant de le remplir
820 g, c'est 1,81 lb. C'est le sac seul, sans rien dedans.
Pour un sac en cuir pleine fleur de cet encombrement, c'est plutôt léger, et la raison tient à la construction : parois souples, pas d'armature, pas de fond rigide, de la sangle tissée plutôt que du cuir pour les anses et la bandoulière. Une armature ajouterait de la structure et du poids.
Le chiffre qui compte pour votre épaule n'est pas celui-là. Un ordinateur portable de treize pouces et son chargeur ajouteront de l'ordre d'un kilo et demi, ce qui fait plus que doubler votre point de départ. Les sacs en cuir semblent plus lourds que les sacs en textile parce qu'ils le sont, et ces 820 g sont le plancher, pas le total.
Ce que rapportent les propriétaires
Deux commentaires de propriétaires sont assez précis pour être utiles. L'un l'a acheté en cadeau et raconte que le destinataire a d'abord évité de s'en servir sous la pluie, s'attendant à ce que la couleur déteigne sur les vêtements, et rapporte qu'après trois semaines de pluie d'affilée, ce n'était pas arrivé. C'est un sac sur trois semaines humides, pas un indice de résistance à l'eau, et ce sac n'est pas étanche : c'est du cuir pleine fleur non traité, avec des coutures apparentes et des zips métalliques, trois éléments qui laissent entrer l'eau. Mais le transfert de teinture est la crainte précise que les gens ont d'un sac en cuir foncé contre un manteau clair, et un propriétaire sous une pluie battante ne l'a pas constaté.
Un autre dit qu'il contient beaucoup et paraît solide. C'est une impression, pas une mesure.
Questions
Puis-je le porter en travers du corps ? Oui. La sangle tissée se clipse aux deux extrémités et se règle par une boucle coulissante. Elle se retire aussi entièrement si vous préférez le porter par les poignées.
La bandoulière est-elle en cuir ? Non. La bandoulière et les poignées du dessus sont en sangle tissée, avec un pont de cuir qui enveloppe les poignées au niveau de la prise.
Quelle finition choisir ? Grainée si vous voulez que les marques disparaissent, lisse si vous voulez de la profondeur de couleur et que le sac montrant son âge ne vous dérange pas. Pour le reste, c'est le même sac.
Se pose-t-il sur une valise ? Oui. Il y a un passant au dos pour une poignée télescopique.
Est-il étanche ? Il n'est pas étanche et il ne porte aucun traitement déperlant. C'est du cuir non traité, avec des coutures apparentes et des zips métalliques. Il supportera une marche sous la pluie ; il ne supportera pas une averse avec un ordinateur portable dedans, et il ne doit jamais être immergé.
Comment l'entretenir ? Essuyez-le pour le sécher plutôt que de le laisser sécher près d'un radiateur, et nourrissez-le quand la surface commence à sembler sèche au dos de la main. Notre guide de nettoyage du cuir explique quoi utiliser et quoi tenir à distance.
Va-t-il changer de couleur ? Oui, avec le temps, et de façon inégale. C'est ce que fait la pleine fleur. La finition grainée masque le processus mieux que la lisse.