Un sac à dos entièrement en cuir pleine fleur, 1,35 kg à vide, fermé sous un rabat par deux lanières de cuir et des boucles en laiton. Le cuir est non enduit, et c'est précisément le but : sa finition est conçue pour développer une patine plutôt que pour rester tel qu'il est arrivé.
- 1,35 kg (2,98 lb) à vide.
- Cuir pleine fleur sur toute la surface, y compris les bretelles et la poignée supérieure.
- Finition non enduite, conçue pour prendre une patine.
- Fermeture à rabat par deux lanières de cuir passées dans des boucles à rouleau en laiton.
- Une poche à rabat sur le devant avec boutons-pression, une poche zippée dans le panneau arrière et une poche plaquée de chaque côté.
- Quincaillerie en laiton et surpiqûres contrastées sur l'ensemble du sac.
Ce qu'est réellement une patine
La patine n'est ni une couleur, ni un traitement, ni un mot de marketing. C'est ce qui arrive à la surface d'un cuir non enduit quand on s'en sert : les fibres se compriment là où on le manipule, les huiles de vos mains pénètrent dans la fleur, la lumière du soleil fonce les faces exposées, et le cuir finit plus clair aux points de flexion et plus profond partout où votre paume est passée.
Regardez les photographies de près et vous verrez le processus déjà à l'œuvre. Le cuir s'éclaircit le long du pli du rabat et sur les zones en relief des panneaux, et il garde sa teinte plus sombre dans les creux. C'est un effet pull-up, la signature visible d'un cuir nourri d'huiles et de cires dans la masse plutôt que recouvert d'une finition pulvérisée.
La condition d'une patine, c'est qu'aucune couche ne scelle la surface. Un cuir enduit ne peut pas en développer, parce que la couche que vous touchez n'est pas le cuir. Voilà l'échange qui se joue ici : ce sac est plus ouvert aux marques qu'un sac scellé, et en retour il devient propre à celui qui le porte. Deux de ces sacs à trois ans ne se ressemblent pas.
Si vous voulez un sac identique au dernier jour comme au premier, ce n'est pas celui-là.
Pleine fleur, et ce que le terme garantit
Pleine fleur désigne la couche supérieure de la peau, avec la surface du grain laissée intacte. Rien n'est poncé pour effacer les cicatrices ou les piqûres d'insectes, et rien n'est pulvérisé pour imiter un grain qui aurait été retiré. C'est là toute la promesse du terme : il décrit la couche de la peau dans laquelle les panneaux ont été coupés.
Deux conséquences comptent ici. La surface du grain est la partie la plus dense et la plus résistante d'une peau, et c'est pourquoi les panneaux peuvent être aussi grands sans armature derrière eux. Et les marques naturelles ne sont pas des défauts. Un pli, une variation de ton sur un panneau, une fine cicatrice refermée : voilà à quoi ressemble une peau non poncée, et sur un sac construit pour prendre une patine, ces marques rejoignent le récit au lieu d'être cachées.
La version longue, y compris comment vérifier cette mention quand une fiche produit reste vague, se trouve dans notre guide du cuir pleine fleur.
Comment il s'ouvre
Un rabat de cuir se replie par-dessus le haut du sac et retombe sur le devant. Deux lanières de cuir courent du rabat vers des boucles à rouleau en laiton, et chaque lanière est ancrée au rabat par une paire de rivets en laiton.
C'est la plus ancienne fermeture qui soit, et elle est lente. Une boucle à rouleau n'est pas un clip : vous libérez la lanière, soulevez le rabat, plongez la main, puis refaites tout en sens inverse. Personne n'entre dans ce sac à la hâte, et personne n'y entre par accident non plus.
Ce que vous y gagnez, c'est qu'il n'y a rien dans le mécanisme qui puisse lâcher. Pas de fermoir en plastique qui casse par temps froid, pas d'aimant qui faiblit, pas de zip qui coince ou perd ses dents. Le cuir et un rouleau de laiton survivent au sac qui les entoure, et quand la lanière finit par se détendre, vous passez au trou suivant.
Le rabat sert aussi de toit. Il couvre toute la largeur de l'ouverture et descend bien sur le devant, ce qui tient les intempéries à l'écart de la gueule du sac.
Où vont les choses
Le devant porte une poche sous son propre rabat, fermée par deux boutons-pression en laiton. C'est celle que vous atteignez sans rien déboucler, elle prend donc ce dont vous avez besoin en chemin.
Logée dans le panneau arrière, contre votre colonne, se trouve une poche zippée à tirette de cuir. Cette position est délibérée et c'est l'endroit le plus sûr de n'importe quel sac à dos : elle est à plat contre vous, invisible de dos, et inaccessible dans une foule sans que vous le sentiez. C'est là que vont un portefeuille, un passeport ou un téléphone.
Il y a une poche plaquée de chaque côté, ouverte en haut, pour ce que vous voulez saisir d'une seule main.
Le compartiment principal se trouve sous le rabat. Les propriétaires le décrivent comme spacieux, et l'un d'eux précise qu'il contient ce qu'il faut pour voyager sans devenir un sac qui pousse à trop emporter.
Les bretelles aussi sont en cuir
Les bretelles de ce sac sont en cuir, larges, surpiquées en contraste et réglables par des boucles en laiton en bas. La poignée supérieure aussi. Il n'y a de sangle textile nulle part.
C'est inhabituel, et cela mérite d'être compris comme un échange plutôt que comme une montée en gamme. Des bretelles en cuir ne se détendent pas comme la sangle textile finit par le faire, elles vieillissent avec le reste du sac au lieu de rester neuves contre un cuir qui a évolué, et elles sont nettement plus confortables une fois assouplies à vos épaules. Un propriétaire dit les bretelles super confortables.
Le panneau dorsal est du cuir plat plutôt qu'un panneau rembourré et rainuré. Rien ne s'interpose entre la charge et votre dos, hormis le cuir et ce que vous avez rangé contre lui. Pour un portage à la journée, c'est très bien et pour beaucoup préférable, parce qu'un panneau rembourré retient la chaleur. Pour une charge lourde sur une longue marche, un sac technique sera plus confortable, et il aura aussi l'allure d'un sac technique.
1,35 kilogramme à vide
1,35 kg, c'est 2,98 lb, sans rien à l'intérieur.
Pour un sac à dos entièrement en cuir pleine fleur, c'est raisonnable, et la raison en est qu'il n'y a ni armature, ni rembourrage, ni fond rigide : la structure, c'est le cuir. Nos sacs à dos en toile de coton cirée se situent entre 1,2 et 1,37 kg, celui-ci se place donc en haut de cette fourchette tout en étant d'une matière complètement différente.
Le cuir est dense, et un sac en cuir pèse toujours plus qu'un sac en tissu de même taille. Ce poids est aussi ce qui fait tenir la forme des panneaux à vide, et ce qui sera encore là dans dix ans.
La chose que les propriétaires changeraient
L'intérieur est sombre. Un propriétaire le voudrait plus clair, parce qu'une doublure sombre sous un rabat fermé rend plus difficile de trouver un petit objet en faible lumière.
Il a raison, et c'est une vraie conséquence de construire un sac ainsi. Une doublure pâle réfléchit la lumière qui entre et une doublure sombre l'absorbe, c'est pourquoi tant de sacs sont doublés d'un tissu clair. Ici, l'intérieur est assorti au cuir.
Deux réponses pratiques. La poche zippée du dos est la place de tout ce qui est assez petit pour disparaître, parce qu'elle a une forme définie et que vous la trouvez au toucher. Et une pochette intérieure de couleur claire règle le reste pour très peu d'argent.
Le même propriétaire a parlé d'un détail mineur, et c'est exactement le registre où cela se situe : un agacement réel, pas un défaut.
Ce que rapportent les propriétaires
Les commentaires détaillés pointent trois choses. Un propriétaire dit les bretelles super confortables. La capacité est décrite comme spacieuse sans excès, y compris par quelqu'un qui l'a choisi précisément pour voyager. Et plusieurs propriétaires en usage quotidien, de deux semaines à un mois, rapportent qu'il garde sa forme et sa finition.
Un propriétaire l'utilise pour l'université et un autre rapporte qu'un collègue le porte tous les jours, et c'est l'usage pour lequel il est taillé : un sac assez élégant pour un bureau et assez robuste pour ne pas être traité avec précaution.
L'avis modéré le plus utile est celui sur l'intérieur sombre, discuté plus haut. C'est la seule critique substantielle jamais faite de ce sac.
Questions
Que veut dire patine ici ? Le cuir est non enduit : il fonce et s'éclaircit à l'usage et finit par devenir le vôtre. Il n'aura plus l'aspect des photographies au bout d'un an, et c'est voulu.
Va-t-il se marquer ? Oui. Une surface non enduite prend des marques, et sur ce cuir elles se fondent dans la patine au lieu de rester posées dessus. Si vous voulez un sac qui reste comme à l'arrivée, choisissez une finition scellée.
Quel est son poids ? 1,35 kg à vide, soit 2,98 lb.
Les bretelles sont-elles confortables ? Elles sont en cuir plutôt qu'en sangle textile, et elles s'assouplissent à vos épaules avec l'usage. Un propriétaire les décrit comme super confortables. Le panneau dorsal n'est pas rembourré.
Comment se ferme-t-il ? Un rabat par-dessus le haut, tenu par deux lanières de cuir dans des boucles en laiton. C'est volontairement lent.
Est-il étanche ? Il n'est pas étanche et ne porte aucun traitement déperlant. C'est un cuir non enduit avec des coutures apparentes et un zip métallique. S'il est mouillé, faites-le sécher loin d'une source de chaleur directe.
Comment l'entretenir ? Essuyez-le plutôt que de le sécher près d'un radiateur, et nourrissez-le quand la surface commence à sembler sèche au dos de la main. Notre guide de nettoyage du cuir détaille ce qu'il faut utiliser et ce qu'il faut en tenir éloigné.